Pénombre d'été
Enseveli, rêveur, parmi les draps de nacre,il observe ahuri, arborant un sourire,son reflet translucide dans le miroir de cireaux teintes grisonnantes, emplies de senteurs âcres.
Des stores bancals au bois fendu, irrégulier,se déverse un soleil hésitant et fugace.Il répand sur les murs sa chevelure de glaceet strie de son chaos la pièce immaculée.
Rayonnante de joie, le visage radiant,elle se dresse dans l'ombre telle une idole antiqueet s'esclaffe d'un rire aux timbres idylliques,admirant, inlassable, son accomplissement.
© Elliot Négrel-Jerzy. Tous droits réservés. Merci de ne pas reproduire ce poème sans autorisation ; de courtes citations avec mention de l'auteur sont bienvenues.
Related
- Poem
Crépuscule grec
- Poem
Forêt dansante
- Poem
Le comédien